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Erwin schrijft

Erwin schrijft

Verhalen in een notendop, confessies uit de boudoir, curiositeiten, statements, woede en liefde.

Sujet Abbeloos

Sujet Abbeloos

Je ne peux plus te lire. Je n’en peux plus du sujet Abbeloos. C’est devenu une souffrance. Je suis infériorisé par toi. Tu m’infériorises. Tu me fais mal. Ce que tu écris là, ça ne va pas. Tu n’y es pas, tu n’y es pas assez. Il faut que tu y sois, toi, toi, Erwin. Toi il faut que tu y sois, toi. Un livre de toi. Il faut que tu y sois. Toi. Tu n’y es pas. Ton style, unique. Pas seulement creux. Non. Il faut que tu y sois. Tes trucs sexuels avec des mecs, ce n’est pas toi. Ce qu’on veut, ton style. Ce que tu as à dire. Toi, tu es unique. Ton style aussi.

Je ne peux plus approcher ton corps. D’accord. Il a été avec d’autres. D’accord ça a mis un mur, d’accord. Ça m’a fait partir. Et comme par hasard, tu écris maintenant. Mais tu ne te confies pas. Tu mets en garde. Je ne peux plus jouir parce que ton corps a été avec d’autres. Voilà. Moi aussi. Mais moi je t’aime. J’ai du désir pour toi. Je t’aime. Si, je t’aime. Ça ne partira jamais. Jamais.

Je ne peux plus approcher ton corps comme avant. Tu me changes. Tu me transformes. Tu me fais vivre un amour extraordinaire. Tu m’emmènes là où je n’ai jamais été. Je me fous de tous les autres. J’ai des vraies pensées pour toi. Je m’en fous que c’est bien avec d’autres. Mais ça fait mal, c’est tout. Mais ça aide.

Pourquoi on ne s’arrête pas sur nous, pour voir où nous en sommes, nous. Tes coups de queues, tes coups de fil, tes sorties nocturnes, tes beuveries… ce n’est pas toi, ce n’est pas ton style. On ne peut pas te réduire à ça.

Je sais, celui qui est parti, c’est moi. J’ai eu du mal, j’en ai chialé des nuits et des jours entiers. Je n’en pouvais plus. De toi. De nous. Il fallait que je partes. Ça m’a rendu malade. Jamais dans ma vie j’ai quitté quelqu’un que j’ai tellement aimé et que j’aime encore. Te voir aujourd’hui rire et t’amuser me rendent triste. Je deviens un vaut-rien. Je n’aurais jamais dû te quitter mais il a fallu que je le fasse. Parce que je t’aimais et que je t’aime. Jamais personne m’a fait ce que tu m’as fait, tu m’aimais sans condition. J’aurais voulu être vieux avec toi mais je n’ai pas la même vision sur la vie que toi. Tu ne m’as pas permis d’aller jusque-là.

Je n’en peux plus. Je voudrais bien encore et encore mais je n’en peux plus. Tu m’épuises. Avec ton égoïsme sympathique puisque que tu es généreux. Mais je n’en pouvais plus. Je ne supportais plus que tu donnais plus à d’autres qu’à moi. Je ne supportais plus que je sois devenu une telle évidence dans ta vie. Dans notre vie. Ce n’était plus toi.

Tu dois redevenir cette belle personne que j’ai connue. Tu le dois à toi-même. C’est comme ça que je t’aime et que les autres t’aiment. Tu sais le faire, tu sais l’être mais tu ne le fais pas. Tu ne l’es plus. Je te perds, je t’ai perdu. Peut-être aussi parce que tu m’as forcé de me chercher moi-même, de voir où moi j’en suis. Quand je me suis retrouvé, j’ai pleuré. Comme maintenant. Parce qu’il n’y a qu’un endroit où il fait bon vivre. C’est d’être avec toi.

Je m’en vais. Je ne sais pas où. Je suis de ceux qui écoutent sans cesse les chansons les plus tristes, les histoires d’amour dans des accords musicaux. Je lis des histoires tristes, je vis peu. Je suis abîmé. C’est le vide maintenant que je t’ai quitté. Je ne vais pas me tuer, je suis déjà mort parce que j’ai mal choisi ma stratégie d’être avec toi. Toi, tu sais faire tout ça. Tu es comme un chat qui retombe sur ses quatre pattes quand il a pris le risque de s’enfuir d’un appartement à 11 étages. Mon amour pour toi restera secret. Et je peux espérer que tu me pardonnes de t’avoir laissé au bord de la route que tu imaginais belle et pleine de promesses. J’ai foutu ton rêve en l’air. Mais toi, Abbeloos, tu sais encore rêver. Rêve, Abbeloos, et ne te laisse pas abattre par des types comme moi. Mais je te demande une seule chose, ce n’est pas grand-chose et je ne te demande pas de me pardonner mais juste une seule chose, c’est de ne jamais cesser de m’aimer. Jamais.

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Gilles Voirin 09/10/2015 10:12

MAGNIFIQUE ! J'adore tout particulièrement le contraste entre la sobriété et le côté épuré des phrases d'une part et l'intensité fulgurante des sentiments d'autre part. C'est une "violence" émotionnelle qui ne se dilue pas dans de longues phrases alambiquées, un peu comme si lorsque le ressenti est tellement fort, qu'il n'a pas besoin de s'encombrer de mots inutiles, en quelque sorte. Une ode à l'amour et à la vie qui transcende les mots en quelque sorte. Chapeau bas ! - Gilles Voirin, accompagné de Monsieur Long.